PORTRAIT CYFAC – BRIVAEL LAURENDEAU

26 Juin. 2020

Catégorie : Portraits

Cadreur Acier

Chez Cyfac depuis 2019,

 

Le vélo et toi

J’ai grandi en campagne, et je me suis toujours baladé en VTT. En 4ème, mes parents m’ont offert mon premier Lapierre, en aluminium, et en 3ème, j’ai eu envie de me faire un fixie. J’ai donc récupéré un cadre pour une trentaine d’euros, que j’ai décapé et repeint à la bombe. J’en étais assez fier. Et c’est donc comme ça que j’en suis venu au vélo. J’ai revendu ce premier fixie, pour en acheter un autre, et finalement j’ai une dizaine de vélos aujourd’hui.

 

 

Ton histoire avant et chez Cyfac

Je suis en alternance. J’avais déjà fait un stage chez Cyfac d’une semaine et ça m’avait vraiment beaucoup plu, même si je n’avais fait qu’observer. J’ai eu mon Bac S en 2017 et j’ai voulu revenir en apprentissage. Mon père m’a dit “vas y”, alors que ma mère voulait que je fasse une école de commerce (rire)

Comment je suis arrivé chez Cyfac ? Au départ, j’en ai entendu parler sur un forum, à travers les vélos Maxisport qui, à l’époque, étaient fabriqués ici. Je m’étais dit qu’un jour j’en aurai un. Par contre, je ne savais pas du tout que Cyfac était en Touraine, à une heure et demi de chez moi. C’est le responsable d’un atelier de vélo sur Angers qui m’a dit que les patrons de Cyfac allaient passer chez lui quelques semaines plus tard. Je les ai donc contactés. J’ai discuté avec Aymeric, on s’est vu ensuite, et ça a débouché sur un stage. A l’époque, je n’avais pas le permis, et comme il n’y a ni gare, ni bus pour venir à La Fuye, j’ai dormi pendant une semaine chez Yves et Francette qui ont travaillé tous les deux ici et qui habitent la maison d’à côté.

 

Ton rôle dans la production 

En un an, j’ai appris énormément de choses. En arrivant, je savais démonter et remonter un vélo, tant qu’on restait sur de la transmission mécanique, avec des freins à patins. Aujourd’hui, je ne sais toujours pas purger des freins hydrauliques, mais j’ai beaucoup progressé. J’ai appris à bricoler, et surtout à faire un cadre.

 

 

Ta mission en détail 

C’est vraiment grâce à Damien que j’ai pu faire mon premier cadre. Je le remercie parce qu’il a une vraie envie de transmettre son savoir. Au passage, j’ai appris aussi à être patient, à ne pas m’énerver au moindre blocage, à réfléchir aux solutions. Et à les trouver. 

 

L’exigence Cyfac à ton niveau

La marque de fabrique de Cyfac ? Je dirais la patience, l’alignement, la volonté de perfection. Si le cadre n’est pas peint, tu verras des cordons de soudures très bien limés, un numéro de série en cuivre en dessous. On est les seuls en France, je pense, à réaliser certains projets comme l’Oxymore ou l’Exostiff. Aussi, je pense qu’on a une exigence en termes d’alignement qui est supérieure aux autres artisans ou constructeurs.

 

 

Ta plus grande fierté chez Cyfac

Au départ je me demandais si j’avais fait le bon choix. Je galérais un peu. J’avais du mal sur les premiers cadres à limer. J’ai persévéré et à force, j’y suis arrivé et j’ai fait un bon cadre. C’est ça qui me rend fier.

 

Ton prochain défi avec Cyfac

J’aimerais bien partir à l’étranger d’ici deux, trois ans, au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis pour poursuivre mon perfectionnement. Mon rêve ce serait de monter une entreprise. De faire des cadres et de pouvoir en vivre. Et d’être digne du savoir-faire de Cyfac où j’ai beaucoup appris et encore tellement à apprendre !