PORTRAIT CYFAC – AYMERIC LE BRUN

15 Avr. 2020

Catégorie : Portraits

GÉRANT
Chez Cyfac depuis 2002

 

Le vélo et toi

Mon grand-père a fait du vélo avec Jean Robic. Mes oncles faisaient du vélo. Mon père a failli passer professionnel, et a même battu une fois Marc Madiot. Bref, c’est une histoire de famille et je peux dire que j’ai été nourri au « bidon » presque autant qu’au biberon. À sept ans, je prenais ma première licence au CSM Persan-Bic. En CE2 j’obtenais un 10/10 en poésie en récitant les dix premiers du dernier Tour de France.

 

 

J’ai longtemps rêvé devenir coureur professionnel. J’étais loin d’en avoir le niveau, mais j’ai fait quelques performances sur les plus belles classiques régionales d’Ile-de-France (Paris-Magny, Paris-La-Roche-Guyon, Challenge du Comité d’Ile-de-France sur le Circuit de Monthléry). Parallèlement, j’ai poursuivi des études supérieures, avec un DESS d’Économie du Sport et je ne m’imaginais pas travailler ailleurs que dans le vélo.

 

 

Ton histoire avant et chez Cyfac

Pour finaliser mon DESS, j’ai effectué un stage chez Look où je me suis occupé de la promotion de la marque sur les événements cyclosportifs, ainsi que de la relation avec les équipes professionnelles pour la logistique du matériel. Look (qui) était distribuée alors par le groupe José Alvarez. À ce moment là, le groupe était en pourparlers avec Francis Quillon pour racheter Cyfac. Francis Quillon cherchait quelqu’un pour le seconder et préparer sa suite. De son côté, Alain Goetzmann, le PDG de José Alvarez, cherchait aussi quelqu’un pour seconder Francis. C’est drôle mais, sans se concerter, tous les deux se sont rendus compte qu’ils avaient finalement le même candidat. Et c’était moi. C’était en 2002. Mon aventure avec Cyfac a commencé en 2002. Par la suite, le groupe José Alvarez a commencé à rencontrer des difficultés, jusqu’à être placé en liquidation judiciaire. Après une période sous administration provisoire, puis judiciaire, j’ai décidé de sauver Cyfac avec l’aide d’un associé américain. Nous avons repris l’activité et l’ensemble des salariés de La Fuye, et le 7 novembre 2008, je suis devenu le gérant de “Cyfac International”.

 

Ton rôle dans la production

Au niveau de la fabrication proprement dite, mon rôle se limite à faire, tous les lundi, une revue des dossiers de fabrication. Six yeux valent mieux que deux pour vérifier l’ensemble des spécificités d’un cadre. Grâce aux milliers de cadres que j’ai vu passer chez Cyfac, j’ai acquis une certaine expertise qui me permet de détecter une cote problématique, aussi bien sur le plan esthétique, que ergonomique ou mécanique.

 

Ta mission en détail

Outre les tâches de gestion de l’entreprise et de représentation, je participe évidemment activement à la stratégie et à la réflexion sur les nouveaux modèles, les gammes, le marketing, mais mon rôle opérationnel se réduit d’année en année. Grâce à l’arrivée de nouveaux collaborateurs et de nouveaux artisans, je me vois aujourd’hui comme un animateur, un facilitateur et tous savent que je suis leur premier supporter. Mon rôle consiste à leur permettre de s’épanouir, de progresser, et donc de faire progresser notre projet collectif.

 

 

L’exigence Cyfac à ton niveau

Ma première exigence, c’est de rester fidèles à un héritage. Celui de Francis Quillon, bien sûr, avec la promesse de livrer à chaque client un cadre d’excellence, sur-mesure, répondant exactement à ses envies, ses attentes, ses besoins.

La seconde, c’est de permettre à chacun de nos artisans de retirer une satisfaction personnelle et une fierté de son travail.

La troisième, enfin, c’est d’aller de l’avant, avec des convictions mais sans certitudes, et en sachant se remettre en question. C’est aussi une vraie exigence personnelle.

 

Ta plus grande fierté chez Cyfac

Parmi les choses qui me rendent fiers aujourd’hui :

• Je dirais, en un, accueillir tous les matins Francette et Yves pour le café, et au moins une fois par mois le fondateur, Francis Quillon. Ils sont tous les trois retraités de l’entreprise, mais continuent de faire partie de l’équipe. C’est une reconnaissance énorme et un message extraordinaire pour la jeune génération à laquelle ils ont transmis leur savoir-faire et tout une culture.

• Je dirais, en deux, avoir décroché le label Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV) après plus de six mois d’instruction. Il récompense les entreprises au savoir-faire d’excellence, l’équivalent d’un titre de Meilleur Ouvrier de France pour un artisan.

• Je dirais, en trois, la diversité, à tous les niveaux. De nos réalisations, entre un vélo de voyage qui va faire Paris Pékin et un tandem sur-mesure en carbone qui devient champion olympique. De nos artisans, avec chacun son parcours, son style, son caractère. De nos savoir-faire, entre soudure alu ou titane, soudo-brasure acier ou inox, stratification carbone, peinture, montages à la carte, études posturales. Et la diversité de nos clients, du compétiteur professionnel à l’esthète passionné, chacun est unique et tellement passionnant.

 

 

Ton prochain défi avec Cyfac

Faire de Cyfac et Meral une référence nationale et internationale en termes de beaux vélos artisanaux. Et aussi faire connaître le plus largement possible nos services « Painted by Cyfac » et « Réparation par Cyfac », qui mettent nos savoir-faire à la disposition d’autres marques et des particuliers. Je veux qu’ils deviennent un réflexe pour tout passionné désirant une belle peinture ou pour une seconde vie à un beau vélo.